La résistance Russe en Médoc 1944

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La résistance Russe en Médoc 1944

Message  memorialfrontdumedoc le Mar 24 Mai 2016 - 10:11

Le 26 juin 1940, les premières unités allemande arrivent dans le médoc. Très rapidement, ces unités combattantes, vont être remplacées par des troupes stationnaires de forteresse.

1941, les allemands attaques les forces soviétiques, et très rapidement, ils font d'innombrables prisonniers. Malgré des victoires éclatantes de 1941 à mi 1942, les pertes allemandes sur le front de l'est, deviennent problématiques. L'OKW, a donc besoin de troupes supplémentaires pour combler les trous dans les divisions engagées.

C'est donc, en partie en France, que ces unités vont être trouvées. Mais il faut les remplacer, afin de maintenir une cohésion, dans les prémices du Mur de l'Atlantique. Bon nombre de volontaires européens, vont s'engagés sous l'uniforme allemand. Mais ce n'est pas suffisant. C'est parmi les prisonniers soviétiques, que l'OKW, va trouvé des troupes supplétives. C'est le général Vlassov, prisonnier, et d'obédience nationaliste, tsariste, qui va servir de vecteur de recrutement.

Mais ces OST TRUPPENS, ne seront pas ou très peu utilisées sur le front russe. Elles vont être envoyées comme troupes statiques de forteresse, sur le Mur de l'Atlantique.

Sur la forteresse du nord médoc, et sur celle de Royan, des unités de cosaques du Don constitué au sein du bataillon cosaque 657, renforcent les éléments du 748 ET 728 ième IR, incorporé à la 708 ième division du Géneral Wilk.

C'est en automne 1943, que la 2ième batterie de la MAA 618, basée aux ARROS, sous le commandement du Korveten Kapitan Schillinger, reçoit 13 russes volontaires en renfort. Ces hommes sous l'uniforme allemand, sont en fait des agents travaillant contre les allemands.

En mars 1944, 4 d'entre eux se réunissent dans le bunker M151, pc de commandement. Lors de cette réunion, il est décidé de faire disparaître tout les sous officiers allemands de la position GI 307 des Arros, qui sont au nombre de 40. L'attentat doit avoir lieu dans le baraquement des sous officiers, situé en arrière de la position, que les allemands ont surnommé le bunker village.
Mais durant, cette réunion, des tensions apparaissent entre les différents protagonistes, certains voulant épargnés quelques sous officiers.
Apres d’après négociations, il fût décidé d’éliminer la totalité des sous officiers, mais l'un des russes, un instituteur du nom de Furmantschek, pris de remord, alla dénoncé ses camarades auprès de l'adjoint de Schillinger, le leutnant Arndt.

Arndt, nazi convaincu ( il mourra les armes à la main lors de l'attaque par la Brigade Carnot en avril 1945), fait alors procédé à la fouille de la chambre de ces 4 hommes. Il fût découvert un grand nombre d'explosif.

Des lors les 4 russes Atamann, Calisyn, Potapov, et Loschkabrew, furent transférés vers le tribunal militaire de Bordeaux, et condamnés à mort. Leurs exécutions eu lieu aux Arros, et le peloton fut commandé par Schillinger, lui même.

Sur les treize russes, 10 furent exécutés, car après l’exécution des 4 premiers, les langues se délièrent. Les 6 autres hommes, furent exécutés pour complot et rébellion, au camp de Souge.

On ne sut pas ce qu'il advint des 3 derniers russes.

Après la guerre, les autorités allemandes, demandèrent le transfert des soldats morts aux combats durant la libération du Médoc, du cimetière allemand de Soulac, vers celui de Saintes. Les allemands ne récupérèrent pas les corps des russes, indiquant qu'il s'agissait d'espions.

En 1972, une importante délégation soviétique vint dans le Médoc, afin de tourner un film sur l'occupation allemande en Gironde. lors de recherches dans les archives, ils découvrirent que 6 hommes avaient été exécutés au camp de souge, en avril 1944. Leurs noms :
Ballancwski, Erefrenw, Eltschinkc, Gelbagen, Gorcbzov, et Stupakgx

En 1986, la commune de Soulac, voulant réorganiser le cimetière, contacte les autorités soviétiques afin de savoir quoi faire de ces corps, dont les tombes étaient entretenues par le souvenir français, mais aucune réponse ne fût donnée.

En 1991, nouvelle tentative du souvenir français vers l'ambassade Russe à Paris. Après plusieurs contacts, il fût répondu que les autorités Russes, n'avaient pas connaissance d'action de résistance sur le sol français d'agent russe, et affirmèrent ne pas savoir que des russes étaient enterrés à Soulac.

Le 11 juin 1992, la municipalité de Soulac, procéda à l'exhumation de 6 corps, dont 4 furent identifiés comme ceux de Potapow, Loschkabrew, Calisyn, et Ataman, les deux autres au fait qu'ils portaient des bottes allemandes . Mais un septième corps, fut exhumé. Il s'agissait du corps d'une femme, reconnaissable au squelette, mais aussi à une touffe de long cheveux et d'un peigne de maintient. Malheureusement, aucune identification ne fût possible, et l'ensemble des corps, furent mis à l'ossuaire municipal.

Il semble d’après les exhumations, faites et d’après des recherches en archive, que 12 des soldats russes furent bien exécutés, 6 à Souges et 6 à Soulac, mais seulement 11 corps sur douze, étaient des hommes et un corps de femme. Peut être le contact local de la résistance, qui devaient permettre aux russes de se cacher dans les maquis environnants?

Mais des lors, qu'est il advenu du douzième corps du soldat russe ?

Quand a Furmantschek, celui qui avait dénoncé ses camarades, son nom a été retrouvé parmi les prisonniers allemand des Arros, puis on en trouve la trace dans le camp 184 de prisonniers de guerre. 4 jours après son arrivée dans ce camp, son nom n’apparaît plus sur aucun document....
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