A propos de l'église de Soulac ...

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A propos de l'église de Soulac ...

Message  Admin le Dim 23 Mar 2014 - 22:10

En 1741, le combat contre les éléments s'annonce comme trop inégal et les habitants ont du évacuer le village de Soulac (le Vieux Soulac), qui sera livré aux sables et à l'érosion. Un nouveau village est édifié quelques kilomètres plus loin, le Jeune-Soulac . N'étant plus entretenue, la basilique est ensevelie en quelques décennies, à l'exception du sommet du clocher, qui sert d'amer (d'amarrage) aux navigateurs. On peut au jour d'aujourd'hui, remarquer en haut du toit quelques anneaux, anciens vestiges d'amarrage des bateaux. On peut ainsi s'imaginer la hauteur de l'ensablage....

Au XIXe siècle, cette église n'est plus qu'une ruine recouverte et découverte au gré des tempêtes. C'est grâce à l'archevêque de Bordeaux, le cardinal Ferdinand-François-Auguste Donnet, que décision est prise de dégager et de restaurer la basilique.

On peut ainsi mieux juger de la capacité des éléments naturels à reprendre leur place !!!

de Coco de Macau

La caractéristique centrale de ND de la Fin des Terres réside dans un perpétuel mélange entre histoire, légende(s) et tradition(s)...

Du point de vue de l'histoire, sous le règne de Louis XV se déroulèrent des phénomènes climatiques comme ceux que nous vécu cet hiver. Idem pour Lacanau. Dans les deux cas, l'église fut menacé mais les deux populations réagirent différemment. Les Canaulais, sans ne rien demander à personne, "déconstruisent" leur église et la transportent à l'intérieur des terres. A Soulac, la démarche est différente: la population, le curé et la population s'adressent au roi dans le cadre d'un acte d'abandon du sanctuaire tout en prenant soin de laisser les issues ouverts et de briser les vitraux. Cette idée géniale permet que le sable entre dans l'édifice et, de fait, le consolide. De telle sorte que la colline au nord jouxtant l'église provient du désensablement dans la seconde partie du XIX° siècle.

Venant donner la Confirmation, en 1848, à Saint Vivien, le futur Cardinal Donnet souhaite effectuer une visite privée des ruines mais, passé Le Jeune Soulac, son conducteur qu'il n'y a même plus de route identifiable pour s'y rendre. La suite est racontée dans mon ouvrage "Un Souper en Médoc" aux Editions Féret, Prix Saint Estéphe 2014.

Concernant l'anneau, pour les uns, on y attachait les chevaux ou les ânes, pour les autres, on y amarrait les bateaux. Théories sympathiques. Pour le reste, deux autres pistes sont valables: Un appareillage d'anneaux pouvait, plus sérieusement, renforcer la superstructure abritant les cloches ou bien avoir été installé pour porter les échafaudages de la réhabilitation. En effet, l'un des motifs non avoués de la réhabilitation était de souci de mettre fin au pillages des ruines. D'ailleurs, ne dit-on pas que, dans certains jardins, tel ou tel massif de roses sont encore cerclés de vestiges de chapiteaux du XI° siècle !

de Bruno Albert

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